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Le Moine et la Moniale de Diablo III.

Les dernières semaines de l’automne s’étaient posées sur Ivgorod, et le premier souffle de l’hiver avait pénétré l’air. Alors que la nuit tombait et que le soleil plongeait sous l’horizon, je n’étais que trop heureux de trouver refuge dans une taverne. En entrant, je remarquai une certaine tension dans la pièce. Malgré l’heure, elle était loin d’être remplie. Seuls de petits groupes éparpillés étaient rassemblés autour des tables le long des murs. Les bancs du centre de la pièce étaient vides, à l’exception d’un seul homme.

Cet homme semblait ignorer le froid. Il était habillé comme un mendiant, avec pour presque seul vêtement un drap orange enroulé autour de son corps, qui laissait la moitié de sa poitrine découverte. Un collier de grosses perles de bois était pendu à son cou. Sa tête était entièrement rasée, à l’exception d’une barbe broussailleuse. Soudain, je vis ce qu’il était : son front était orné de deux points rouges tatoués, l’un plus grand que l’autre. Comme tout étudiant avisé des peuples et des cultures de ce monde devrait le comprendre, cet homme était l’un des moines d’Ivgorod, les mystérieux et solitaires guerriers saints de cette contrée.

J’avais entendu d’innombrables histoires sur ces moines, toutes incroyables, des récits qui avaient probablement été considérablement enjolivés. La peau des moines, disait-on, était aussi dure que le fer, impénétrable à la lame de n’importe quelle épée ou à la pointe de n’importe quelle flèche, et leurs poings pouvaient briser la pierre aussi facilement que vous ou moi casserions une brindille. Bien que l’homme à l’allure modeste qui se trouvait devant moi ait semblé très éloigné de ce que j’avais lu ou entendu à leur sujet, je m’approchai avec prudence, en glissant le long du banc en face de lui, impatient de prendre sa mesure. Il me fit signe d’avancer d’un petit signe de la main.
« Ah, une âme assez courageuse pour s’asseoir à mes côtés. Approchez, mon ami. »

De la nourriture fut posée devant moi, mais je n’avais guère d’appétit, préférant me concentrer sur les détails de la vie du moine. Il me parla de sa croyance en l’existence de mille et un dieux, qui selon lui se trouvaient en toutes choses : le feu dans l’âtre, l’eau de la rivière et l’air que nous respirons. Voilà qui suffit peut-être pour une belle histoire. Mais tout individu doté de raison doit sûrement, comme c’était mon cas, se rire d’une telle conception du monde, relevant presque de la superstition. Il poursuivit en décrivant son intense entraînement mental et physique, sa quête infinie pour transformer son esprit et son corps en un parfait instrument de la justice divine. Bien que je me demande franchement pourquoi ses mille dieux auraient besoin d’un homme mortel pour exécuter leur volonté. Lorsque je lui demandai pourquoi il ne portait pas d’épée, ni même aucune arme, il répondit simplement : « Mon corps est mon arme. » Puis il leva la main et se tapota le front en ajoutant, « Tout comme mon esprit. »
J’étais loin de m’attendre à avoir l’honneur d’assister à une démonstration de cette maîtrise.

Un groupe d’hommes s’approcha de notre table, jetant mon livre par terre et me poussant hors de son chemin. Ils sortirent des couteaux et autres armes, et s’avancèrent. Leur seul point de mire était la silhouette solitaire du moine assis en face de moi. Je m’abritai sous la table, présageant ce qui allait suivre. J’observai la scène et, comme suivant un signal invisible, ils se lancèrent à l’attaque.
Sans se lever de son siège, le moine bloqua le brusque coup de poignard du premier homme en l’attrapant par le poignet et en le jetant négligemment par-dessus son épaule, le projetant sur une table dans un grand fracas. Le caractère inattendu de l’attaque du moine paralysa momentanément les hommes, et tandis qu’ils restaient plantés là, il se leva.

C’est alors que le chaos se déchaîna.

Le moine était une masse fluide d’énergie contenue, affrontant chaque attaque sans presque le moindre effort. Il se battait à l’aide de ses mains et de ses pieds d’une façon que je n’avais jamais vue auparavant. J’avais assisté dans ma vie à nombre de bagarres d’ivrognes dans des tavernes, mais ceci n’avait rien à voir. Le son des os qui craquaient à chacun de ses coups se mêlait à un autre, que j’avais peine à croire : le moine riait tout en se battant. Un par un, il se débarrassa de ses ennemis jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un.

Celui-ci ramassa une chaise et la lança vers le moine. Le moine avança le bras et toucha le projectile, frappant le chêne massif de son poing fermé. Le bois explosa, des éclats emplirent l’air tandis que les morceaux brisés de la chaise tombèrent au sol autour de lui, inoffensifs.

« Tu n’arriveras pas à me berner, démon », cracha le moine. Il replaça ses bras le long de son corps, puis étendit ses mains devant lui et commença à lancer une incantation. Un halo de lumière blanche apparut autour de sa tête, puis grandit et se fit plus intense jusqu’à englober complètement son corps. Il rugit, et la lumière fut projetée vers l’extérieur. Lorsqu’elle déferla sur l’autre homme, sa peau tomba en morceaux pour révéler un démon à la peau rouge, et la créature fut projetée à travers les portes de la taverne.

Le moine se précipita vers lui, mais ses mouvements étaient trop rapides pour que je puisse les discerner. On aurait dit qu’ils étaient sept à rouer de coups le démon, de tous les côtés. Chancelant, le démon trébucha. Le moine le saisit par le cou et sourit tout en ramenant en arrière son bras libre. L’énergie crépitait, sa main ouverte flamboyait. Il poussa sa paume en avant, et, lorsqu’elle frappa le démon, son corps explosa : muscles, peau et os furent mis en morceaux, et une odeur de chair brûlée emplit l’air.

Je ne l’aurais pas cru si je ne l’avais vu de mes propres yeux. Il semblerait que les histoires au sujet de ces guerriers sans égal n’aient pas été aussi exagérées que je l’avais d’abord pensé.

« Le son des os qui craquaient à chacun de ses coups se mêlait à un autre, que j’avais peine à croire : le moine riait tout en se battant. Un par un, il se débarrassa de ses ennemis jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. »

Caractéristiques principales du Moine.

Les mantras : Les moines disciplinés peuvent faire usage de la force que leur esprit manifeste pour la projeter dans le monde à l’aide d’un mantra, une enveloppe magique persistante qui a le pouvoir de soigner ou de renforcer les moines ainsi que leurs alliés proches.
   
Les combos : En combat rapproché, les attaques des moines se montrent plus puissantes lorsqu’ils les enchaînent habilement. Elles génèrent de l’énergie spirituelle supplémentaire, infligent davantage de dégâts et produisent des effets uniques qui permettent aux moines de vaincre presque tout type d’ennemi.
   
Pouvoirs spirituels : Quand les moines enchaînent plusieurs attaques, ils remplissent leur réserve de puissance spirituelle, qu’ils pourront ensuite consommer lors d’époustouflants mouvements. Ils ont alors la possibilité de désorienter plusieurs adversaires à la fois, de repousser des groupes d’assaillants ou bien de s’éloigner d’un combat d’un spectaculaire bond en arrière.
   
Mobilité et rapidité : Les moines jouissent d’une mobilité tactique hors pair sur le champ de bataille. Ils sont capables de traverser rapidement un groupe d’ennemis ou de le contourner, pour l’attaquer par le flanc ou frapper les zones vitales selon la situation. Grâce à leur concentration accrue sur la défense, les moines parviennent plus aisément que toute autre classe à esquiver les assauts de leurs adversaires.

La Ressource d’Énergie du Moine.

L’Esprit : Pour vaincre les forces du mal qu’ils ont juré d’affronter, les moines tirent leur énergie de leurs réserves d’esprit, une ressource qui reflète leur niveau de maîtrise personnelle et d’entraînement.

L’esprit se régénère lentement. Il existe deux manières d’en accumuler : avec certaines attaques et compétences spécifiques ou en réussissant des combinaisons de coups. Les moines qui parviennent à enchaîner leurs attaques avec précision peuvent délivrer une série quasiment illimitée de coups alimentés par l’esprit.

L’esprit est une ressource précieuse, mais une consommation intense de cette force permet aux moines de bénéficier d’esquives spectaculaires et de mouvements défensifs, ainsi que de porter des coups de grâce à leurs adversaires.

Leur condition physique parfaite et leur maîtrise des arts martiaux les autorise à porter autant de coups spéciaux que leur réserve d’esprit le leur permet, sans avoir à souffrir des temps de recharge habituels de ces techniques.